MON TEMOIGNAGE

JOSUE 24:15 – Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Eternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel.

Moi, je suis né dans une famille catholique (j’ai abandonné le catholicisme il y a 3 mois déjà).  Mes parents sont super cathos, et forcément on m’a inculqué les valeurs catholiques : aller aux messes, prier Dieu (et tous les saints dis-donc), être humble…  On est vraiment cathos de souche quoi.

Pourtant quand j’étais petit les gens remarquaient que j’étais <<différent>> – efféminé. Surtout que la plupart de mes amis étaient des filles, et que j’avais comme exemples Sailor Moon, Kimberley de Power Rangers (Ranger Rose, je voulais devenir elle :)).  Puis ces remarques sont devenues des insultes.  Ça a commencé par “pretty boy”, puis tapette, tarlouze, pd, j’en passe.  Ça m’a alors affecté la confiance en soi.  Je suis devenu de plus en plus timide et j’ai tout gardé à l’intérieur.  Cela s’est empiré au lycée car là c’était un lycée de garçons et non seulement que l’on m’y insultait mais on s’éloignait aussi de moi.  J’avais du mal à accepter que j’étais un garçon – je me sentais toujours donc mal à l’aise dans mon propre corps, et j’avais du mal à me faire des amis.

À la fac, je me suis présenté au concept d’être transgenre.  J’ai compté me transformer en femme complètement.  Grâce à l’internet j’ai réussi à m’acheter des pilules hormones que je consommais pendant 3 ans.  En effet, on m’a amené des changements non seulement physiques mais aussi émotionnels.  J’ai dévéloppé de petits seins, ma peau est devenue plus douce, j’ai pris du poids… Hélas je suis devenu facile à m’énerver.  Or on m’a pris petit à petit pour une femme, et j’ai séduit des hommes à la fac.  J’ai eu un copain mais là je ne me sentais pas bien – j’avais toujours honte de moi-même, et je me sentais comme une bête de foire – ni femme, ni homme; et toujours sal.  Un jour je me suis dit que je n’en pouvais plus.  Les émotions que je ressentais étaient trop pesantes et je me suis informé que les pilules portaient des risques du cancer.  J’ai donc arrêté à les consommer.  Je me suis beaucoup dès lors remis en cause si l’on puisse devenir l’autre sexe… On me dit que le genre n’a pas d’importance – et que ça c’est pas quelque chose de fixe, mais si cela est vraiment le cas, pourquoi prendre les pilules pour <<se transformer>>, et jusqu’à quel point est-ce qu’on est homme ou femme ?  D’autres disent que dès que l’on s’identifie comme quelque chose, on l’aurait été – celui-ci me gênait encore plus, je peux dire que je suis un chat et paf je le suis.  Pour moi toutes ces idées ne se tiennent pas toutes ensembles !  C’est une langue de bois !  Et en plus, j’étais toujours croyant et savais que cela ne plaise pas au Seigneur…

Cela a changé mes pensées.  J’ai abandonné être transgenre.  J’ai décidé, malgré moi, d’accepter que j’étais qu’un mec.  Or je suis tombé dans l’homosexualité.  Une identité que j’ai tenue cette fois-là au cœur.  Avec cette identité sont venues d’autres choses : les références camp (Cher, Beyoncé, the Golden Girls), la culture drag queen (les drag queens sont des hommes qui se travestissent pour se produire dans des boîtes, défilés gay, etc), les défilés…  Je suis plongé dans sa profondeur. Pourtant Dieu m’a toujours gardé; il m’a mis beaucoup de doutes sur cette identité.   On disait toujours qu’on devait être <<fier>> d’être gay.  Je me remettais en cause en disant :  de quoi est-ce qu’on est fier d’être gay ? Que l’on a des physiques impeccable ?  Que les mecs nous adorent ?  Tout cela disparaîtra un jour… Le fait qu’on a des désirs sexuels envers le même sexe mérite-t-il la fierté ?  Je pensais que la vie était inutile.  Cela a l’air éphémère.  On peine pour obtenir la peau la plus parfaite du monde, le copain le plus beau… En se rendant compte que tout cela périra ! Et alors j’ai vu aussi que l’homosexualité ne peut se rapprocher avec Christ – je savais qu’il y a des versets qui condamnent clairmenent l’homosexualité.  Être gay cela fait s’éloigner de Christ.  J’ai balancé et j’ai été confus.

Un jour fatidique j’ai rencontré en ligne en apprenant le français un homme qui dit avoir quitté l’homosexualité.  C’est quelque chose d’inouï.  On dirait que ce type-là serait dans le déni.  Car j’ai entendu parler des histoires des <<ex-gays>> déchus qui finissent par rechuter de nouveau.  Mais il y avait quelque chose qui m’a dit de garder contact avec lui.  Il m’a beaucoup encouragé et montré que l’on puisse sortir du piège de l’ennemi.  En ce moment-là, j’ai tenu encore l’identité gay. J’ai croisé un jour une vidéo témoignage puissant d’une ex-lesbienne.  Elle dénonce les mensonges de ceux qui se disent <<fiers>> d’être gay en disant que Dieu nous accepte tel qu’on est, mais il ne peut vivre que dans des cœurs purs; que l’on se rende totalement le cœur.  Elle a cité alors Josué 24:15 – aujourd’hui vous choisissez qui vous voulez servir.  Et ça c’est comme quelqu’un m’a claqué à la figure – comme si Dieu me disait directement qu’il voulait que je choisisse mon maître.  Il en avait ras-le-bol et il m’a forcé de faire la décision.  Là j’ai prié que lui il me montre la voie.  Petit à petit il a travaillé sur moi; et il continuait à me montrer la voie.  Je me suis rendu dans sa main  – là, j’ai dit – Que ta volonté soit faite !

Dès lors, il me bénissait infiniment : un job que j’aime, l’indépendance financière, des amis sincères, et surtout la paix.  J’ai la paix que je n’avais jamais ressentie en m’identifiant comme transgenre ou bien gay; dont je parie que beaucoup de gens ont envie, qu’il ne peuvent découvrir même dans toutes richesses éphémères du monde.  Et il me donne un but dans la vie.  Je ne vis plus pour moi-même, pas pour mes parents non plus, mais pour mon Sauveur.  Il m’a arraché les désirs charnels et l’impudicité.  Pas tout de suite, mais graduellement.  Lui il m’a aussi donne une nouvelle identité – c’est pas gay, pas transgenre, pas straight non plus, pourtant mon identité c’est en Christ.

Disons qu’il y avait un drôle chez mon premier job.  On a organisé un événement dans lequel on devrait mentionner ce que l’on voulait atteindre dans 5 ans (c’est d’il y a maintenant 3 ans).  Alors je m’identifiais encore comme gay.  Et j’ai dit que je voudrais vivre indépendamment de mes parents, parler français couramment, et trouver un bon mec pour moi.  Jésus m’en a donné 2.5 car grâce à mon job, je peux épargner.  J’ai un mec pour moi-même en Jésus-Christ, lui il me demeure fidèle.  Je ferais 0.5 pour le français car mon français oral n’est pas encore bien, mais ça va, pour l’instant c’est bien.  Attention : l’amour que j’ai pour Jésus c’est l’amour pur pas des désirs charnels hein !